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Le rôle du directeur juridique au sein d’une cellule de crise

Date 9 décembre 2020
Type Articles

« il fait partie du noyau dur de la cellule de crise » déclare Emmanuelle HERVÉ.

Emmanuelle HERVÉ, directrice générale et fondatrice du cabinet EH&A Consulting, est intervenue aux côtés de Émilie BERTHIER, responsable juridique au sein d’Auchan Retail International à l’occasion du webinaire intitulé « le juriste manager de crise », organisé par l’Association Française des Juristes d’Entreprise (AFJE) et en partenariat avec We Law Care.

Lors de cette intervention, Emmanuelle Hervé est revenue sur le rôle du directeur juridique au sein de la cellule de crise.

Une cellule de crise est ouverte lorsque le comité exécutif (COMEX), en prenant appui sur un système d’aide expert à la décision (ou trigger), qualifie la situation de « crise ».

C’est dans ce contexte qu’Emmanuelle HERVÉ décrit « le noyau dur de la cellule de crise », autrement dit les trois fonctions indispensables à la cellule de crise :

  • Le directeur de la cellule de crise ;
  • Le communicant ;
  • Le juriste (ou directeur juridique).

Pour Emmanuelle HERVÉ, ces trois fonctions, sont le « minimum vital » chacune ayant un rôle précis.

S’agissant du directeur juridique, elle précise qu’il ne faut pas hésiter à expliquer cette bonne pratique au COMEX s’il y a une hésitation.

En effet, Emmanuelle HERVÉ assure qu’il est fondamental de s’entourer des fonctions adhoc au sein de la cellule de crise car c’est le « cœur de la méthodologie de la gestion de crise » afin de « prévoir toutes les dimensions de la crise ».

Dans le cas du directeur juridique, son rôle est nécessaire pour plusieurs raisons.

« Le juriste est le garant des actifs de l’entreprise », déclare Émilie BERTHIER.

Le directeur juridique est un juriste. Il doit apporter son expertise sur des éléments techniques (procédure, responsabilité etc.)

Le directeur juridique est un garant. Son expertise aura pour but de garantir, de protéger les actifs de l’entreprise, c’est-à-dire la réputation, les produits, les clients, les locaux de l’entreprise concernée.

Le directeur juridique devra agir de manière neutre, objective et bien sûr par priorité tant les tâches seront nombreuses.

Afin d’être le plus performant possible, le directeur juridique, comme toute personne de cellule de crise faisant partie du « noyau dur » pourra, avoir recours à des sous-cellules.

C’est un « chef d’orchestre », précise Émilie BERTHIER.

Le directeur juridique va s’armer de compétences, s’entourer de personnes (qui composeront les sous-cellules). Ces personnes pourront être des avocats spécialisés dans une branche du droit par exemple.

Le directeur juridique administrera alors cette sous-cellule comme un véritable « chef d’orchestre ».

Toutefois, ne voyez pas la dimension juridique, ne faisant pas équipe avec le reste de la cellule de crise, car cette vision est totalement erronée.

En effet, « un maillage avec l’équipe de communication » est nécessaire comme le confirme Émilie BERTHIER.

Ce maillage permettra d’organiser la communication avec les parties prenantes (ou stakeholders).

En effet, la difficulté à communiquer avec les parties prenantes repose dans la prise en compte des engagements contractuels avec les différentes parties prenantes : clients, consommateurs etc.

Dès lors, l’objectif sera d’accorder la communication avec les engagements contractuels, engagements juridiques.

Mais alors, pourquoi le juridique ne communiquerait-il pas directement ?

Émilie BERTHIER nous précise que « le directeur juridique ne se substitue pas à la communication ».

Chacun doit respecter son rôle car le métier de communicant est très particulier, et à part de celui de directeur juridique.

Pour finir, le directeur juridique se doit de réagir rapidement et de se baser sur les faits